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Téléphone : 04 92 07 65 62

Durée : 5 mois
Lieu : valrose
Financement : Demande de financement au laboratoire
Domaine : Physique stellaire
Niveau d'études : Master 2

Désignation du projet : Imagerie​ ​ interférométrique​ ​ des​ ​ surfaces d’étoiles​ ​ massives​ ​ évoluées
Résumé : Les étoiles massives (plusieurs fois la masse du soleil) présentent un intérêt majeur en astrophysique puisqu’elles jouent un rôle clé dans l'évolution des galaxies, la formation stellaire, l'enrichissement du milieu interstellaire en plusieurs éléments chimiques ainsi qu’en énergie lumineuse et cinétique (perte de masse, supernovae).
Pour comprendre ces étoiles il est crucial de les étudier à différentes phases de leur évolution à travers le diagramme H-R. Une phase évolutive relativement peu connue est celle entre la fin de la Séquence Principale et la phase des géantes rouges, une phase relativement rapide pendant laquelle la température effective de l’étoile peut chuter de ~20000 K à moins de 10000 K et son rayon peut augmenter d’un facteur ~10. En plus, les étoiles massives sont souvent des rotateurs rapides, dans des systèmes binaires, et ont une perte de masse non-uniforme. Toutes ces caractéristiques font que les étoiles massives évoluées peuvent avoir une surface (photosphère) présentant des structures non-uniformes (e.g. taches, assombrissement​ ​ gravitationnel).
Ces structures sont très intéressantes car elles nous renseignent sur les processus physiques à l’œuvre dans ces étoiles. Cependant elles sont inaccessibles (non résolues spatialement) aux télescopes classiques (ouverture unique), mêmes les plus grands. La seule technique capable de résoudre spatialement ces structures et de reconstruire des images de la surface de ces étoiles est l’interférométrie optique/infrarouge​ ​ à ​ ​ longue​ ​ base.
Le but du stage est l’imagerie la surface de deux étoiles massives évoluées à partir de données interférométriques déjà obtenues avec le “Very Large Telescope Interferometer” (VLTI) de l’ESO. Ces données VLTI atteignent une résolution angulaire de l’ordre de la milli-seconde d’angle dans le proche-infrarouge. Différents logiciels de reconstruction d’image seront utilisés (MIRA, IRBIS, BSMEM, WISARD) et​ ​ les​ ​ résultats​ ​ comparés​ ​ entre​ ​ eux.
Des connaissances en physique stellaire et en haute résolution angulaire seraient un plus pour le stage. Ce stage fait partie du projet « Évolution des étoiles en​ ​ rotation​ ​ rapide​ ​ » ​ ​ soutenu​ ​ par​ ​ l’ANR