En 2015, l'Union Astronomique Internationale (UAI) a adopté une nouvelle valeur nominale du rayon solaire fixée à 695 700 km et qui doit être utilisée lorsque l'on exprime la taille d'un objet observé en unité de rayon solaire1.

La précédente valeur adoptée par l'UAI, 696 000 km2, correspondait au rayon photosphérique qui peut être mesuré directement par le point d'inflexion dans la courbe donnant la diminution de l'intensité lumineuse au bord du disque solaire mesurée dans le continuum. La nouvelle valeur nominale choisie revient à changer la définition du rayon solaire en considérant que la « surface » du Soleil est le lieu où la température atteint la température effective du rayonnement solaire. La détermination de ce niveau dépend de la modélisation et n'est donc pas mesurable directement. Il correspond cependant au « rayon sismique » qui peut être évalué indirectement par l'héliosismologie. Les calculs de transfert radiatif sur lesquels sont basés la résolution de l'UAI prédisent un rayon photosphérique supérieur de 333±8 km au rayon nominal3. En utilisant les mesures dans le continuum photosphérique de l'instrument SODISM de la mission spatiale PICARD et les mesures au sol de SODISM II, une équipe de chercheurs du LATMOS et de l'OCA montre que les mesures directes les plus précises du rayon solaire photosphérique sont supérieures aux prédictions déduites du transfert radiatif et de la valeur nominale actuelle.

 

En savoir plus : Actualités du CNRS-INSU

Sonde SohoL’instrument GOLF à bord de la sonde SOHO, collaboration entre l’ESA et la NASA lancée en 1995, est entièrement dédié à la mesure des oscillations solaires dont les modes de gravité, porteurs des propriétés physiques des couches solaires les plus profondes. La signature des modes de gravité est cependant très faible en surface et plus de 20 ans de recherche n’avaient pas permis de les détecter avec certitude. C’est en regardant « ailleurs et autrement » qu’Éric Fossat (Astronome émérite au Laboratoire Lagrange, Observatoire de la Côte d’Azur) et ses collègues (OCA, IAS, CEA et Observatoire de Bordeaux en France, IAC en Espagne et UCLA aux Etats-Unis) ont enfin réussi à mettre en évidence leur signature, qui ne souffre plus d’aucune ambiguïté. 

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