Ingénieur d'étude au laboratoire Géoazur (CNRS / Université Côte d’Azur / Observatoire de la Côte d'Azur / IRD), Jérôme Chèze développe des solutions informatiques au service de l'étude des séismes et du fonctionnement des réseaux d'observation scientifique.
Il est notamment à l'origine d'un outil dédié au traitement des catalogues de sismicité, qui exploite les données de sismomètres répartis dans le monde entier afin de détecter et localiser les séismes. Ses développements permettent également aux scientifiques d'affiner, de contrôler et de valider les résultats issus des traitements automatiques, contribuant ainsi à améliorer la qualité des analyses sismologiques.
Il a également conçu un système de supervision des stations sismologiques permettant d'assurer leur suivi à distance, de surveiller leur état de fonctionnement, d'anticiper les pannes et d'en faciliter le diagnostic. Initialement développé pour les réseaux sismologiques, cet outil est aujourd'hui utilisé pour superviser des stations météorologiques et GNSS. Au total, près de 600 stations sont suivies grâce à ces solutions à travers le monde.
Jérôme Chèze est aussi à l'origine du projet Ayiti-Séismes, qui a adapté les logiciels de détection des séismes à des appareils Raspberry Pi déployés chez des volontaires en Haïti afin de créer un réseau de sismomètres citoyens. Il participe également à la visualisation en temps réel des données issues de fibres optiques sous-marines, notamment au Chili, ouvrant de nouvelles perspectives pour l'observation des phénomènes géophysiques.
Avant de développer ces outils, Jérôme Chèze a participé au déploiement d'une quarantaine de stations sismiques dans le Sud-Est de la France et en Corse. Cette expérience de terrain nourrit aujourd'hui les solutions qu'il conçoit pour les communautés scientifiques.
Entré à l'Observatoire de la Côte d'Azur en 2011 avant d'y être titularisé en 2015, Jérôme Chèze met son expertise en ingénierie logicielle au service de la compréhension des phénomènes sismiques et du développement d'outils devenus indispensables à de nombreux réseaux d'observation en France et à l'international