Le projet porté par Denis Mourard, ISSP pour Interferometric Survey of Stellar Parameters, est fondé sur un grand relevé de paramètres stellaires fondamentaux grâce au nouvel instrument CHARA/SPICA en cours d'intégration sur les télescopes du Mont-Wilson aux Etats-Unis. Comprendre les planètes ou construire les échelles de distance dans l’Univers sont deux enjeux majeurs qui reposent entre autres sur l’étude détaillée des étoiles. Les objectifs astrophysiques poursuivis concernent la caractérisation fine des étoiles hôte d'exoplanètes pour mieux comprendre les planètes, les mesures directes par interférométrie longue base des étoiles présentant des fréquences de pulsation afin de mieux comprendre leurs intérieurs, et enfin l'établissement de nouvelles relations empiriques qui permettront d’étendre ces nouveaux savoirs à des étoiles plus lointaines, abritant notamment de nouveaux systèmes planétaires. Ces études fourniront de nouveaux outils d'exploitation des futures grandes missions spatiales ainsi que de nouveaux ingrédients incontournables des modèles d'atmosphère ou des modèles d'évolution.

https://www.oca.eu/fr/actu-lagrange/3045-astronomie-l-europe-reconnait-l-excellence-de-la-recherche-azureenne

https://www.cote-azur.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/2-laureats-de-lappel-erc-advanced-grant-2020-issus-du-laboratoire-lagrange

Site web de CHARA/SPICA: https://lagrange.oca.eu/fr/spica-project-overview

 

cepheides

 

Un beau résultat de Vincent Hocdé, actuellement en post-doc dans le cadre du projet Araucaria (Pologne). Il s'agit du premier papier MATISSE/VLTI de l'équipe P2S et un des tous premiers du consortium:

https://www.oca.eu/fr/actu-lagrange/3044-une-nouvelle-lumiere-sur-les-cepheides-grace-a-l-instrument-matisse-du-vlti

A écouter également, l'interview sur France Culture:

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-mardi-20-avril-2021

 

 

Un beau résultat de Philippe Bendjoya:
https://www.oca.eu/fr/actu-lagrange/3033-2i-borisov-une-comete-pas-vraiment-comme-les-autres


 

OmiAqr

Understanding the origin of the circumstellar disks of Be stars is one of the current challenges in astrophysics. Their circumstellar disks are well understood as rotating in a nearly Keplerian fashion and passing by different phases of dissipation and rebuilt due to mass injection from the central star. From using several modeling tools to interpret spectro-interferometric observations with the CHARA/VEGA and VLTI/AMBER instruments, this study draw the most detailed picture of the Be star o Aquarii in both the visible (Hα line) and near-infrared (Brγ line) regions. Interestingly, the extension of o Aquarii’s disk is similar in both Hα and Brγ (see Fig. 10 of de Almeida et al. 2020), which is uncommon since most results for Be stars indicate a larger disk extension in Hα than in Brγ. Furthermore, the disk kinematics were found to be near to the Keplerian rotation in Brγ, but not in Hα. Finally, our results indicate that the disk of o Aquarii is stable over several years and this  can be understood in terms of the high rotational rate that we measured for this star. To further investigate these issues, this study paved the way to future studies on large samples of Be stars observed with VEGA and AMBER, and the newly available VLTI mid-infrared combiner MATISSE and with the near-future CHARA/SPICA visible combiner. 

This study was done by Elisson Saldanha da Gama de Almeida. Link to the paper: https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/2020A%26A...636A.110D/abstract


 

Schermata 2020 12 01 alle 12.45.34

Text pour la Figure: the line-of-sight velocity maps (for an observer located in front of the figure) from radiative hydrodynamics simulations of stellar convection in Red Supergiant stars. Red color corresponds to falling material, and blue color to rising material. The central panel shows the velocity of ascending material as a function of the effective temperature of the star.

Red supergiants are cool massive stars and are the largest and the most luminous stars in the universe. They are characterized by irregular or semi-regular photometric variations, the physics of which is not clearly understood. In this paper, we derived the velocity field in the red supergiant star μ Cep and related it to the photometric variability with the help of the tomographic method. The tomographic method allows to recover the line-of-sight velocity distribution over the stellar disk and within different optical-depth slices. The method is applied to a series of high-resolution spectra of μ Cep, and these results are compared to those obtained from 3D radiative-hydrodynamics CO5BOLD simulations of red supergiants. Fluctuations in the velocity field are compared with photometric and spectroscopic variations, the latter being derived from the TiO band strength and serving (at least partly) a proxy of the variations in effective temperature. We reveals a phase shift between the velocity and spectroscopic/photometric variations. This phase shift results in a hysteresis loop in the temperature – velocity plane (Figure), with a timescale of a few hundred days, similar to the photometric one. The similarity between the hysteresis loop timescale measured in μ Cep and the timescale of acoustic waves disturbing the convective pattern suggests that such waves play an important role in triggering the hysteresis loops.

Work done by Kateryna Kravchenko. Link to the paper: https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/2019A%26A...632A..28K/abstract

Lamberts strain 64Lamberts 2b
 
 
Le satellite détecteur d'ondes gravitationnelles (OG) LISA sera lancé en 2034 et permettra de détecter des OG de plus basse fréquence que les détecteurs Virgo/LIGO. On pourra observer un nouveau type de sources, notamment des binaires de naines blanches dans la Voie lactée, et des binaires de trous noirs super massifs au confins de l'Univers. Jusqu'à présent, on pensait que seuls des binaires avec des objets compacts (naines blanche, étoile à neutrons, trou noir) pouvait émettre suffisamment pour être détectables. Ces étoiles ont toutes terminé leur vie.  Récemment une groupe de chercheurs a montré que des étoiles que de couples avec une étoile vivante pouvaient également émettre des ondes détectables par LISA. Dans ce cas l'enveloppe extérieure de l'étoile a été enlevé par les interactions successives entre les deux objets, ce qui permet de rapprocher suffisamment les objets pour faire des OG. La figure montre ces étoiles avec des cercles bleus, les cercles au dessus de la courbe "LISA" seront détectables. Ces sources sont très importantes car on peut également observer ces étoiles avec des télescopés traditionnels et ainsi avoir des informations très complémentaires. On appèle cela des sources "multimessager".
 
Astrid Lamberts, lien vers l'article:
 

Salsi fig1bSalsi fig2b

A gauche: comparaison des SBCRs dans la littérature. Les parties extrêmes sont les plus imprécises et incohérentes. A droite: nouvelle SBCR précise à 1% basée sur une analyse méthodique et sélective des données interférométriques existantes (JMDC: https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/2016yCat.2345....0D/abstract)

Les relations brillance de surface-couleur (SBCRs) sont connues pour être de puissants calibrateurs de distances. Récemment, Pietrzynski et al. (2019) ont atteint une précision de 1% sur la distance du Grand Nuage de Magellan en utilisant une SBCR préalablement calibrée sur des étoiles géantes. Par ailleurs, les SBCR sont précieuses pour caractériser les exoplanètes en transit (en lien avec la mission PLATO). En utilisant les 1672 données interférométriques du JMMC (à la date de février 2020), il a été possible de calibrer soigneusement de nouvelles relations pour quatre échantillons d'étoiles: des F5/K7-géantes, des F5/K7 sous géantes-naines, des M-géantes et des M-naines. En élaborant des critères de sélection basés sur les caractéristiques stellaires (variabilité, multiplicité, rotation rapide), également sur la qualité des données, et en tenant compte de toute incertitude possible (interférométrique et photométrique), il a été possible d'étalonner des relations robustes qui permettent d'estimer des diamètres angulaires entre 1% et 2% de précision pour des étoiles tardives. De plus, une dépendance des SBCRs sur la classe des étoiles est démontrée dans ce travail. De nouvelles mesures interférométriques sont nécessaires afin d'élaborer d'autres relations dans des domaines où les SBCRs existantes montrent de grands désaccords, tel que le domaine des étoiles précoces de types O, B et A (V-K) < 1 mag, ou bien les M-naines (V-K) > 5 mag. Ceci sera possible grâce à la mise en place prochaine du nouvel interféromètre à longue base CHARA/SPICA. Cette étude a été menée par Anthony Salsi. Lien vers l'article: https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/2020A%26A...640A...2S/abstract

Deux nouvelles ANR dans l'équipe:

  • PEPPER (Andrea Chiavassa) Physique des Étoiles froides évoluées : de la PhotosPhère à 
    I'EnviRonnement circumstellaire
  • COSMERGE (Astrid Lamberts) Les coalescences de trous noirs: un nouvel éclairage sur 
    l'évolution stellaire et la formation stellaire globale

Félicitations !

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