L'équipe accueille cette Automne 1 nouveau thésard:

  • Julien DREVON: Exploitation de l'instrument MATISSE/VLTI: imagerie des étoiles évoluées (encadrants: P. Cruzalebes et F. Millour)

 

 
news cepheid.pdf pages
La relation entre période et luminosité des étoiles Céphéides est essentielle au calcul des distances extragalactiques et à la détermination de la vitesse d'expansion de l'Univers. Cependant un grand nombre de Céphéides semblent entourées d'un environnement circumstellaire susceptible de produire un excès infrarouge qui pourrait causer un biais systématique dans le calcul des distances. Grâce à la combinaison de données photométriques, et spectrométriques obtenues par Spitzer, il a été possible de reconstruire avec précision l'excès infrarouge de 5 Céphéides Galactiques. Une enveloppe de poussière semble inapproriée pour reproduire l'excès infrarouge (voir Figure 1), tandis que pour la première fois un modèle de coquille de gaz ionisé émettant par l'intermédiaire du mécanisme libre-libre permet de reproduire les observations (voir Figure 2). Cette coquille de gaz a une épaisseur de 15% du rayon de l'étoile et une température proche de 4000 K, et pourrait être liée à l'activité chromosphérique des Céphéides. Des
observations avec MATISSE/VLTI dans le cadre du temps garanti par le consortium, pourraient apporter des contraintes supplémentaires à l'étude de ces enveloppes circumstellaires.
 
Etude réalisée par Vincent Hocdé et collaborateurs publiée dans A&A et sélectionnée en highlight par l'éditeur : lien vers le papier

Bouchaud2020 Altair

Altair, étoile brillante du ciel d'été, est connue pour sa rotation très rapide. L'effet centrifuge est tel que son rayon polaire est 20% plus petit que son rayon équatorial. Cet écart significatif à la sphère  a rendu la modélisation d'Altair impossible par les modèles stellaires classiques.  Pour la première fois, cette étoile a été modélisée à deux dimensions (intérieur et surface) à l'aide de contraintes observationnelles les plus à la pointe (dont en particulier VLTI/GRAVITY et VLTI/PIONIER). Le modèle révèle qu'Altair est une étoile très jeune. Cette étude a été réalisé par Kévin Bouchaud et collaborateurs (à paraître dans A&A) https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/2019arXiv191203138B/abstract

Lien vers le communiqué de presse


 

L'équipe accueille cette Automne 4 nouveaux thésards:

  • Maria Chiar MAIMONE: Atmosphères des exoplanètes et de leur étoile hôte à haute résolution spectrale (encadrant: A. Chiavassa)
  • Dinil Bose PALAKKATHARAPPIL: Astérosismologie et âge des étoiles à l'ère des missions spatiales Gaia, Kepler, TESS et PLATO (encadrant: O. Creevey)
  • Cyril PANNETIER: Développement de l'instrument CHARA/SPICA et analyse de performance de son suiveur de franges SPICA-FT (encadrant: D. Mourard, F. Cassaing ONERA)
  • Jérémy PERDIGON: Méthodes approchées pour le transfert de rayonnement dans les milieux circumstellaires (encadrant: M. Faurobert, G. Niccolini)

 

2019 Chiavassa news P2S
 
 
 
La spectroscopie d'atmosphères exoplanétaires à haute résolution gagne rapidement en popularité pour mesurer la présence d'espèces atomiques et moléculaires. Bien que cette technique soit particulièrement robuste, la variabilité du spectre stellaire (sous forme de décalage Doppler ou de distorsion du profil des raies spectrales) crée une source non négligeable de bruit qui peut modifier ou même empêcher la détection des moléculaires dans l’atmosphere de la planète qui transite. Nous avons utilisé des simulations 3D de la convection stellaire pour supprimer la signature de l'étoile, et ainsi extraire le le spectre modélisé de l'atmosphère planètaire. Ces modèles d'atmosphère planétaire sont couramment utilisés pour extraire le faible signal de l'exoplanète des données bruitées. A l'aide de notre méthode, nous constatons une amélioration significative de la détectabilité du signal des molécules du CO de la planète. Dans tous les cas, nous montrons que la méthode est plus efficace qu'une  simple paramétrisation du profil de la raie spectrale ou à l'utilisation de modèles stellaires hydrostatiques. Cela est dû au traitement intrinsèque de la convection dans les simulations 3D, qui nous permet de reproduire correctement les asymétries et/ou les décalages spectraux ainsi que l'effet Rossiter-McLaughlin. Les observations futures à haute résolution spectrales bénéficieront de la synergie entre étoile et planète et pourront être utilisées pour tester la modélisation des processus physiques dans les atmosphères stellaires et planétaires (A. Chiavassa & M. Brogi, 2019arXiv190911807C)
 

araucaria 20190312  

L’étude des binaires à éclipses situées dans le Grand Nuage de Magellan, la plus proche galaxie satellite de la Voie Lactée, a récemment permis aux chercheurs du projet international Araucaria (dont Nicolas Nardetto est l'un des membres depuis 2008) de déterminer sa distance avec une précision inégalée de 1.0%. Ce résultat remarquable publié dans la revue Nature le 14 mars 2019 renforce le premier niveau de l’échafaudage qui mène à la détermination de la constante de Hubble, une quantité fondamentale en cosmologie, qui caractérise le taux d’expansion de l’univers. Ce résultat a fait l'objet de communiqués de presse INSU/CNRS, OCA, UCA et à l'Observatoire de Paris. L'article est disponible ici.

  • Astrid Lamberts est recrutée au CNRS et intègre l'équipe de Physique Stellaire et Solaire. Bravo Astrid !
  • Kick-off meeting du groupe scientifique de l'instrument CHARA/SPICA, Nice - Parc Valrose, du 28 au 30 Janvier 2019. Le groupe scientifique de l'instrument CHARA/SPICA (~65 personnes au total dont la moitié sera présente) se réunit à Nice du lundi 28 Janvier après-midi au mercredi 30 janvier midi (https://chara-spica-ws.sciencesconf.org/). Cet instrument a pour objectif de fournir à la communauté astronomique un grand catalogue homogène de mesures de paramètres stellaires fondamentaux qui permettra, entre autres, un renouveau des relations brillance de surface en soutien aux missions PLATO ou ARIEL notamment. Les objectifs de la réunion sont de progresser sur la définition détaillée des objectifs astrophysiques (critères et outils pour définir les listes d'objets), de mettre en place les méthodes d'extraction des paramètres stellaires, et d'analyser l'impact de l'activité stellaire au travers du diagramme HR vis à vis des objectifs scientifiques du projet: analyse des étoiles à exoplanètes, astérosismologie et mesure des distances dans l'univers (via les binaires à éclipses). 
  • Arrivée de Fabien Patru en post doc (Projet Européen OPTICON) au sein de l'équipe, sur l'instrument CHARA/SPICA pour les développements sur le suiveur de franges, et en perspectives des développements de l'interférométrie visible sur le VLTI.
Aller au haut