meteo1Aujourd’hui, les réseaux de télécommunications classiques, fondés sur les ondes radioélectriques, sont au bord de la saturation. Une solution ? les télécommunications optiques, fondées sur le transport de données par la lumière (laser), sont en mesure de multiplier par 10 le débit de ces échanges de données. Mais pour la mise en place de ces nouveaux réseaux à l’échelle de la planète, les chercheurs doivent considérer trois problèmes majeurs qui perturbent ces transmissions : les nuages, les aérosols et la turbulence atmosphérique. Une équipe de scientifiques associant le CNRS, l’Observatoire de la Côte d’Azur et UCA s’est vu confier par l’Agence Spatiale Européenne (ESA), l’évaluation des sites pressentis pour accueillir les stations de ce nouveau réseau. Les chercheurs devront étudier ces trois phénomènes sur chaque site afin de les qualifier et ainsi de permettre de choisir les meilleurs, c’est-à-dire les moins exposés à l’altération des transmissions optiques par le climat, les aérosols et la turbulence dans l’atmosphère.

LOGO ERCL'European Research Council (ERC) a pour mission d'encourager la recherche de la plus haute qualité en Europe grâce à un financement concurrentiel. Cette instance européenne soutient les recherches exploratoires lancées par les chercheurs dans toutes les disciplines sur la base de l’excellence scientifique. Dans ce cadre, deux scientifiques du laboratoire Joseph-Louis Lagrange (CNRS-UCA-OCA), Denis Mourard, astronome de l’Observatoire de la Côte d’Azur, et Alessandro Morbidelli, directeur de recherche CNRS, ont obtenu une bourse Advanced Grant de l’ERC pour leur projet de recherche respectif. Ce soutien d’un montant de plus de 2,5 millions d’euros chacun va permettre la constitution d’équipes, sur cinq ans, autour de ces deux lauréats et de leurs collaborateurs actuels. Il représente un financement essentiel au développement de la recherche azuréenne en astronomie et une reconnaissance de la qualité des travaux menés par l’Observatoire de la Côte d’Azur, le CNRS et l’Université Côte d’Azur, au sein de leur laboratoire commun, l’UMR Lagrange.

cepheides vignette108 ans après la découverte fondamentale par Henrietta Leavitt des propriétés des étoiles variables dites « Céphéides » pour mesurer les distances dans l’Univers, une équipe internationale de scientifiques coordonnée par un chercheur du Laboratoire Lagrange - Observatoire de la Côte d’Azur/Université Côte d'Azur/CNRS, a fait un pas de plus dans la compréhension de ces étoiles. Cette équipe a observé la Céphéide Carinae (l Car) avec l’instrument MATISSE, situé à Paranal (Chili). MATISSE est un interféromètre qui recombine la lumière recueillie par 4 télescopes du VLT, offrant ainsi la possibilité d’observer la géométrie des objets très lointains, ou d’en réaliser des images aussi détaillées que le ferait un télescope virtuel de 100 mètres de diamètre. Cet instrument, conçu et réalisé principalement à l’Observatoire de la Côte d’Azur, a été installé au Chili à l’automne 2017, et commence tout juste à donner ses premiers résultats scientifiques.

99942 Apophis shapeL'astéroïde géocroiseur Apophis fascine car il effectue régulièrement des passages proches de la Terre. En mars 2021 déjà, il est passé à 16,8 millions de km de notre planète et, en avril 2029, il la frôlera à seulement 31 000 km, soit douze fois plus proche que la Lune ! Sa trajectoire est donc surveillée de près depuis sa découverte en 2004.
(Illustration à gauche : © Astronomical Institute of the Charles University: Josef Ďurech, Vojtěch Sidorin CC BY 4.0)

croix einsteinLe satellite Gaia de l'ESA cartographie la Voix Lactée et nous réserve régulièrement de belles découvertes. Grâce à la récolte de données de cette sonde européenne, à un relevé spatial de la NASA et des grands téléscopes au sol, associés à des techniques d'apprentissage automatique, les astronomes ont découvert 12 quasars dont la lumière est si fortement déviée par les galaxies d'avant-plan qu'ils sont visibles sous la forme de quatre images distinctes, appelées "croix d'Einstein". Ces croix sont des outils uniques pour en savoir plus sur la matière noire et le taux d'expansion de l'Univers. C'est une augmentation de 25% du nombres de « quads » désormais connus qu'apporte ce travail publié par un consortium scientifique international, dont des chercheurs du laboratoire Lagrange de l'Observatoire de la Côte d'Azur (CNRS-UCA-OCA). © image : The GraL Collaboration

> Lire le communiqué sur le site de l'ESA
> Lire le communiqué sur le site Caltech.edu

 

Le 30 août 2019 Gennady Borisov découvre à l’Observatoire MARGO en Crimée la première comète d’origine extra-solaire en train de traverser notre système planétaire. Ses caractéristiques orbitales nous indiquent clairement qu’il s’agit d’un objet n’appartenant pas à notre système. C’est le deuxième objet interstellaire qui nous rend visite après  Oumuamua, l’astéroïde découvert par le télescope PANSTARR, mais le premier à montrer une activité cométaire. Une équipe internationale menée par Stefano Bagnulo de l’Observatoire d’Armagh (Irlande du Nord) et incluant un membre du Laboratoire Lagrange a étudié 2I/Borisov à l’aide d’observations polarimétriques1 publiées dans la revue Nature Communications le 30 mars 2021.

ERAvignetteUne étude internationale, dirigée par Yun Zhang (Université Côte d’Azur, Observatoire de la Côte d’Azur, CNRS, Laboratoire Lagrange), incluant l’Investigateur principal de la mission Hera de l’ESA, Patrick Michel, directeur de recherche CNRS, UMR Lagrange (UCA-OCA-CNRS), ainsi que Brian May, guitariste du groupe de Rock Queen et astrophysicien, montre comment les mêmes forces qui sont responsables des peluches de poussière sous nos lits pourraient aussi être responsables de la stabilité structurelle de l’astéroïde Didymos, cible des missions spatiales Hera et DART.

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