talent cnrs2 0Alessandro Morbidelli, directeur de recherche CNRS de classe exceptionnelle au laboratoire Lagrange (CNRS-UNS-OCA), est lauréat de la Médaille d’Argent 2019 du CNRS. Cette récompense distingue un chercheur pour l'originalité, la qualité et l'importance de ses travaux, reconnus sur le plan national et international.

Grand nuage magellan vignetteL’étude des binaires à éclipses situées dans le Grand Nuage de Magellan (appelé LMC par les astrophysiciens, pour Large Magellanic Cloud), la plus proche galaxie satellite de la Voie Lactée, a récemment permis aux chercheurs du projet international Araucaria de déterminer sa distance avec une précision inégalée et symbolique de 1.0%. Ce résultat remarquable publié dans la revue Nature le 14 mars 2019, auquel ont participé l’Observatoire de la Côte d’Azur et de Paris, renforce le premier niveau de l’échafaudage qui mène à la détermination de la constante de Hubble, une quantité fondamentale en cosmologie, qui caractérise le taux d’expansion de l’univers.

vignette heraDans les prochains jours, les télescopes les plus puissants d'Europe et d'Amérique du Sud observeront un seul et même objet céleste, le couple d'astéroïdes Didymos. Une partie de ces observations, celles réalisées depuis le VLT du Mont Paranal au Chili, seront dirigées par Benoit Carry, laboratoire Lagrange (CNRS-UNS-OCA) et Colin Snodgrass de l'Open Univsersity du Royaume-Uni. Cette campagne d'observation a pour but de guider la conception et les opérations de la mission Hera de l'ESA en phase d'étude, qui se dirigera vers le couple Didymos fin 2023.

> Lire le communiqué de l'ESA.

logo matisseAnthony Meilland est chargé de recherche au CNRS et affecté au laboratoire Joseph-Louis Lagrange de l’observatoire de la Côte d’Azur (CNRS – UNS – OCA). En 2018, il travaille cent soixante jours à l’intégration de l’instrument MATISSE (Multi Aperture mid-Infrared SpecroScopic Experiment) sur le Very Large Telescope (VLT) de l’observatoire de Cerro Paranal au Chili. Spécialiste de l’interférométrie, l’European Southern Observatory (ESO) le charge d’une mission à haute responsabilité sur place : rendre accessible l’instrument à l’ensemble des chercheurs.

figure1 10 introLe satellite Gaia a livré en avril 2018 des mesures astrométriques de haute précision pour plus d'un milliard de sources dont les AGB, étoiles de masse faible à intermédiaire qui ont évoluées vers la branche asymptotique des géantes. Leur surface est constituée d'ondes de choc qui sont produites à leur intérieur et qui sont façonnées par le haut de la zone convective lorsqu'elles voyagent vers l'extérieur.

vignette quasar 3c273Pour la première fois hors de notre galaxie, des scientifiques ont révélé les propriétés des nuages de gaz en mouvement rapide au plus près d’un trou noir super-massif, permettant de mesurer la masse du trou noir avec une précision sans précédent. Cette mesure a été réalisée avec l’instrument Gravity du Very Large Telescope (VLT, Observatoire européen austral) par une équipe internationale comprenant des chercheurs du CNRS, de l’Observatoire de Paris – PSL, de l’Université Grenoble-Alpes et de l'Observatoire de la Côte d'Azur. Elle est publiée dans Nature le 29 novembre 2018.

Tr14 vignetteUne équipe internationale composée de chercheurs du Laboratoire Lagrange (CNRS-UNS-OCA), Patrick de Laverny, Alejandra Recio-Blanco et Georges Kordopatis, et de chercheurs de l’Instituto de Astrofísica e Ciências do Espaço (Porto), Vardan Adibekyan et ses collaborateurs, a découvert une étoile jumelle à notre Soleil. Grâce aux données du Projet AMBRE et de la mission Gaia de l’ESA, l’équipe a étudié les caractéristiques physico-chimiques de plus de 17 000 étoiles, pour en trouver finalement une qui partage les mêmes caractéristiques que le Soleil : âge, température, rayon, composition chimique... Cette étoile jumelle se serait formée dans le même amas d’étoiles que le Soleil, il y a 4,6 milliards d’années, mais toutes ces sœurs se sont ensuite « perdues de vue » lors de l’évolution dynamique de la Galaxie. Les résultats de cette étude viennent d’être publiés dans la revue internationale Astronomy & Astrophysics.

vignette xxlÀ l’aide de l’observatoire XMM-Newton de l’ESA, une équipe internationale, dirigée par Marguerite Pierre du Département d'Astrophysique du CEA-Irfu vient de révéler les derniers résultats du sondage XXL, le plus vaste programme d’observation en rayons X réalisé à ce jour par le satellite XMM. Le deuxième lot de données qui vient d'être publié dans un numéro spécial de la revue Astronomy & Astrophysics, comprend des informations sur 365 amas de galaxies et sur 26 000 noyaux galactiques actifs (AGN). Par l'examen profond de deux grandes régions du ciel, le sondage XXL est la première étude en rayons X à détecter suffisamment d’amas de galaxies et d’AGN pour permettre de retracer la structure à grande échelle de l'Univers et son évolution dans le temps avec des détails sans précédent. Dans cette collaboration internationale menée par le CEA sont fortement engagées des équipes du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille et du Laboratoire J.L. Lagrange de l'Observatoire de la Côte d'Azur. Ces travaux ont bénéficié des moyens du CEA, du CNES, du CNRS, des Universités Aix-Marseille et Nice Sophia-Antipolis, et du Programme National de Cosmologie de l'INSU.

Aller au haut