99942 Apophis shapeL'astéroïde géocroiseur Apophis fascine car il effectue régulièrement des passages proches de la Terre. En mars 2021 déjà, il est passé à 16,8 millions de km de notre planète et, en avril 2029, il la frôlera à seulement 31 000 km, soit douze fois plus proche que la Lune ! Sa trajectoire est donc surveillée de près depuis sa découverte en 2004.
(Illustration à gauche : © Astronomical Institute of the Charles University: Josef Ďurech, Vojtěch Sidorin CC BY 4.0)

croix einsteinLe satellite Gaia de l'ESA cartographie la Voix Lactée et nous réserve régulièrement de belles découvertes. Grâce à la récolte de données de cette sonde européenne, à un relevé spatial de la NASA et des grands téléscopes au sol, associés à des techniques d'apprentissage automatique, les astronomes ont découvert 12 quasars dont la lumière est si fortement déviée par les galaxies d'avant-plan qu'ils sont visibles sous la forme de quatre images distinctes, appelées "croix d'Einstein". Ces croix sont des outils uniques pour en savoir plus sur la matière noire et le taux d'expansion de l'Univers. C'est une augmentation de 25% du nombres de « quads » désormais connus qu'apporte ce travail publié par un consortium scientifique international, dont des chercheurs du laboratoire Lagrange de l'Observatoire de la Côte d'Azur (CNRS-UCA-OCA). © image : The GraL Collaboration

> Lire le communiqué sur le site de l'ESA
> Lire le communiqué sur le site Caltech.edu

 

Le 30 août 2019 Gennady Borisov découvre à l’Observatoire MARGO en Crimée la première comète d’origine extra-solaire en train de traverser notre système planétaire. Ses caractéristiques orbitales nous indiquent clairement qu’il s’agit d’un objet n’appartenant pas à notre système. C’est le deuxième objet interstellaire qui nous rend visite après  Oumuamua, l’astéroïde découvert par le télescope PANSTARR, mais le premier à montrer une activité cométaire. Une équipe internationale menée par Stefano Bagnulo de l’Observatoire d’Armagh (Irlande du Nord) et incluant un membre du Laboratoire Lagrange a étudié 2I/Borisov à l’aide d’observations polarimétriques1 publiées dans la revue Nature Communications le 30 mars 2021.

ERAvignetteUne étude internationale, dirigée par Yun Zhang (Université Côte d’Azur, Observatoire de la Côte d’Azur, CNRS, Laboratoire Lagrange), incluant l’Investigateur principal de la mission Hera de l’ESA, Patrick Michel, directeur de recherche CNRS, UMR Lagrange (UCA-OCA-CNRS), ainsi que Brian May, guitariste du groupe de Rock Queen et astrophysicien, montre comment les mêmes forces qui sont responsables des peluches de poussière sous nos lits pourraient aussi être responsables de la stabilité structurelle de l’astéroïde Didymos, cible des missions spatiales Hera et DART.

orp eu 6 vignetteDeux réseaux d’astronomie se regroupent pour former le plus grand réseau collaboratif d’astronomie au sol en Europe : l’ORP. Il facilitera l’accès des scientifiques à un large éventail d’instruments, favorisera la formation des jeunes astronomes et permettra à terme de nouvelles découvertes. Le CNRS assurera la responsabilité de l’ORP qui est soutenu par une subvention de 15 millions d'euros du programme H2020.

muse maryLes filaments de gaz dans lesquels naissent les galaxies sont prédits depuis longtemps par les modèles cosmologiques mais nous n’avions pas encore de véritables images de ces objets. Pour la première fois, plusieurs filaments de cette « toile cosmique » ont été observés directement, grâce à l’instrument MUSE du Very Large Telescope de l’ESO, au Chili. Ces observations de l’Univers jeune, 1 à 2 milliards d’années après le Big Bang, suggèrent l’existence de très nombreuses galaxies naines, jusqu’alors insoupçonnées. Issue d’une collaboration internationale dirigée par le Centre de recherche astrophysique de Lyon (CNRS/Université Lyon 1/ENS de Lyon) et associant le laboratoire Lagrange (CNRS/Université Côte d’Azur/Observatoire de la Côte d’Azur), cette étude est parue dans la revue Astronomy & Astrophysics le 18 mars 2021.

> Lire le communiqué du CNRS

vignette turbulenceLorsque l’on pense à une tornade, on imagine souvent un long filament qui se déplace dans l’espace, entraînant tout ce qui se trouve à son passage. Ces tornades ou tourbillons, appelés vortex par les physiciens, sont omniprésents dans les écoulements turbulents, tels que l’on observe dans l’atmosphère, les océans ou dans une simple tasse de café remuée par une cuillère. En effet, si l’on regarde un fluide turbulent aux petites échelles, on verra des forêts de tourbillons orientés dans toutes les directions possibles.

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